Qui? Jelle Wallays
Voyage avec? Son père, sa compagne ou le caméraman
Motorhome? Bürstner Lineo Van Toscany
En haut de la bucketlist? Retourner en Slovaquie et en Tchéquie, de préférence avec mon propre motorhome !
Bonjour Jelle, comment ça va ?
Épuisé ! En ce moment je suis à Hemmet, au Danemark, et je compte vraiment les jours. Cette dernière semaine je peux me permettre de pédaler 30 km de moins par jour, ça change tout. Ma compagne est arrivée hier pour le reste du trajet, ça motive énormément.
Est-ce le moment le plus difficile jusque-là?
Non, la portion entre Bilbao et Lisbonne reste la pire. Il pleuvait chaque jour et c’était très dur. Mes vêtements ne séchaient plus, le vélo et le motorhome étaient couverts de boue. Je devais pédaler huit heures par jour, sans répit pour gérer ces galères supplémentaires. Le soulagement, le premier jour sec, était indescriptible.
Et le plus beau moment?
Sans hésiter : le soir au camping du tripoint entre la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie. C’était dans une station de ski, en pleine montagne… un endroit inoubliable. Mais ce qui a rendu cette soirée unique, c’est Hans, un Belgo-Polonais. Il est venu cuisiner pour nous : du ragoût avec des frites. Une soirée parfaite.
Tu as traversé pas moins de 23 pays, incroyable ! Ces passages de frontière se sont-ils toujours déroulés sans problème?
À l’Est surtout, les passages étaient stressants. Le plus tendu : l’Albanie vers la Serbie. Les contrôles étaient si poussés qu’on finit par douter de soi, alors qu’on n’a rien à cacher. À vélo, ce n’était pas évident non plus. J’ai roulé off road, traversé des forêts, même rampé dans des buissons. Probablement une route de contrebande, car je n’ai jamais vu de poste frontière officiel…
Facile de trouver des aires de camping-car?
Le camping sauvage n’était pas une option, nous avions besoin de trop d’installations. Mais je voulais rester flexible, donc je n’ai jamais réservé. Résultat : plus d’une fois, nous arrivions dans un camping complet et il fallait chercher plus loin. Je devais alors pédaler 20 km de plus… Au total, ça a représenté plus de 500 km supplémentaires. Une fois, nous avons fini sur une aire Park4Night, à côté d’une discothèque. Nous avions vérifié : elle n’ouvrait que le week-end. Mais ce soir-là, jour férié, c’était la fête. En pyjama, nous avons dû déménager d’un kilomètre (oui, moi aussi à vélo).
Merci pour ton appel, on compte les derniers jours avec toi.
À l’approche de la fin, je sens que l’engouement grandit en Belgique. Je suis exténué, mais les supporters me portent. J’espère que l’arrivée sera la cerise sur le gâteau pour tout le monde.
On se retrouve à l’arrivée à Roulers ! Bonne chance pour la dernière semaine !
En route ensemble
Le projet est un hommage à l’oncle décédé de Jelle, Luc, ancien cycliste professionnel, et est devenu bien plus qu’un défi sportif, toute la Flandre a suivi l’aventure.
Vanomobil est extrêmement fier de soutenir cette initiative unique en mettant à disposition un motorhome : le Bürstner Lineo Van Toscany. Tandis que Jelle passe des heures à vélo chaque jour, son père, sa compagne ou son caméraman le suit en motorhome. Celui-ci sert de base mobile, de lieu de repos et de soutien logistique pendant ce voyage intense.
Mené à bien
Grâce à ce projet, Jelle a déjà récolté plus de 53 000 € au profit de Kom op tegen Kanker. Une performance portée par le courage, la persévérance et la solidarité, des valeurs également essentielles chez Vanomobil. Le documentaire qui l’accompagne est magnifique, émouvant et sincère, une histoire de dépassement de soi, de voyage partagé et de foi, même dans les moments difficiles.