L'ancien olympien Thomas Van Der Plaetsen traverse la Belgique en kayak pour le Children's Cancer Fund
En mars, l'ancien olympien Thomas Van Der Plaetsen a réalisé un véritable exploit. Il a entrepris un voyage en kayak de 700 km et a ainsi traversé toute la Belgique. Sa motivation ? Le Fonds contre le cancer des enfants et sa nièce Marie, qui a elle-même été touchée par cette maladie. Pour le soutenir lors de ce voyage, Thomas a fait appel à l'un de nos camping-cars de location. Lisez son rapport sur cette folle aventure ici.
Départ 14/3
Le vendredi 14 mars, nous partons pour Torgny, un petit village à l'extrême sud de la Belgique. Là, nous passerons la nuit, au plus près du point de départ de l'aventure. Vendredi après-midi, camping-car entièrement équipé, prêt à l'action.
Le lendemain matin, il fait encore un froid glacial. Le mercure est juste en dessous de zéro lorsque je marche jusqu'au point de départ avec mon kayak. Après seulement quelques heures à pagayer dans l'eau glacée et avec un vent tranchant dans le visage, je savais que le camping-car vaut son pesant d'or pendant ce voyage.
Parce que pendant ce voyage, je fais en kayak une moyenne d'environ 56 km/jour. Mais à cause des nombreux cadenas, je dois sortir le kayak de 35 kg de l'eau, le placer sur des roues et marcher un peu avec. Cela demande beaucoup d'énergie.

Notre « Battlestation »
Après une longue journée sur l'eau, c'est génial de se réchauffer, d'y mettre quelque chose de chaud et de redevenir humain. Mais le camping-car est plus qu'un simple abri. C'est devenu notre base pour consulter, ajuster les plans, recevoir des invités pour le podcast et le soir une oasis de paix pour dormir, récupérer et être prêt pour la prochaine étape.
Notre camping-car a rapidement été rebaptisé « battlestation ». Pour moi, c'est l'endroit où je peux faire le plein. Au sens propre comme au figuré. Avec de la nourriture, du repos et des vêtements secs. Pour le caméraman, il s'agit d'une cellule de montage mobile : montage de photos et de vidéos, chargement de batteries, organisation de fichiers... Tout a sa place. Le luxe sur roues, et absolument indispensable lors d'un voyage qui exigera vraiment tout de moi.

Me battre avec moi-même
Après quelques jours de pagaie rapide, je me réveille le 5e jour comme une épave. Nauséabond, mort de fatigue, complètement vide. Pourtant, je rampe dans mon kayak, même s'il a du plomb dans les bras. Tout me fait mal, je dois vomir et je n'obtiens rien. Mais démissionner ? Ce n'est pas une option. Chaque kilomètre que je rate, je dois me rattraper plus tard.
Alors je continue. Coup par coup. Parfois, trébuchant littéralement. Et quand ça ne fonctionne vraiment plus, je plonge dans le camping-car pour une petite sieste. Ce jour-là sera une bataille d'usure : 23 kilomètres en 11 heures. Pas impressionnant mais persévéré. Les deux jours qui ont suivi se sont un peu mieux passés, même si je me sens toujours malheureux. Pas d'énergie, pas de nourriture qui restait à l'intérieur. Mais je suis toujours sur l'eau. Et c'est bien de cela qu'il s'agissait.
Les plus belles du pays
J'ai perdu mon cœur il y a des années dans les Ardennes. Et même maintenant, je laisse un morceau derrière moi. La région de la Gaume avec ses collines ondulantes, ses ruines de vieux châteaux et ses abbayes tranquilles est magnifique. La vallée de la Semois me serpente à travers les forêts sans fin de Chiny et de Bouillon. Et la Meuse entre Hastière et Namur je donne un nouveau surnom : « la Riviera ardennaise ». Falaises, villages charmants, eau scintillante au soleil. Le pur plaisir.
Le canal Blaton-Ath et les méandres de la Dendre sont d'une beauté inattendue, parfaits pour les cyclistes et les randonneurs. Et bien sûr, la Lys serpente aussi joyeusement avec mon voyage. Je redécouvre mon propre pays. Depuis un kayak. Avec un camping-car comme compagnon fidèle. Liberté, aventure et défi sur le sol national !

Rafraîchissement, chaleur et un bon lit
Après une telle journée à pagayer jusqu'à ce que vos bras tombent, le camping-car n'est pas un luxe mais une nécessité. D'abord sous la douche pour rincer la sueur, la saleté et l'eau de la rivière. Ensuite, allumez rapidement le chauffage pour vous réchauffer davantage. Et après quelques e-mails, les réseaux sociaux et l'organisation pour le lendemain, il suffit de se laisser tomber dans ce lit, épuisé, la tête qui danse encore avec les vagues de la rivière.
Et puis il y a la cuisine. Mon salut quotidien. Parce qu'avec une consommation d'environ 6000 à 7000 calories par jour , il fallait manger copieusement. Pâtes, flocons d'avoine, restes d'hier. Tant qu'il était rempli. Le camping-car n'est pas seulement un véhicule, c'est à la fois ma base, ma cuisine, ma salle de bain et mon lit. Une petite maison sur roues, parfaite pour un grand défi.
Mission accomplie
Les derniers jours ont été difficiles. Mon corps est épuisé, le lit dans le camping-car m'aspire un peu plus profondément chaque nuit et la route devient plus raide chaque matin. Mais le jour 10, je retrouve beaucoup de force et d'inspiration pour continuer. Parce que j'arrive dans ma ville natale de Deinze. Les nombreux supporters me font du bien. Et après 12 jours et environ 700 kilomètres sur l'eau, j'arrive à l'arrivée : le Westerpunt à De Panne.
Mission accomplie! 17 000 euros récoltés pour le Fonds contre le cancer des enfants. Une folle aventure accomplie. Et pas seulement pour une seconde, grâce à notre maison mobile sur quatre roues.
Félicitations Thomas pour cette fantastique performance. Nous sommes fiers d'avoir pu y contribuer un peu.